ADVIS DESINTERESSÉ SVR LA CONDVITE DE MONSEIGNEVR LE COADIVTEVR.

Auteur
Gondi, Jean-François Paul / cardinal de Retz [?]
Éditeur
[s. n.]
Date d'édition
1651
Lieu d'édtion
Paris
Langue
français
Nombre de pages
16
Référence Moreau
M0_510
Cote locale
B_6_33
Note
Dans Choix II de Moreau, qui l'attribue à Retz.
Dernière modification
2014-12-05 14:34:44
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Commentaires

Commentaire de : Patrick Rebollar, créé le 2014-12-05 14:32:57.
Notice Moreau : Cette pièce appartient à la polémique qui s'engagea entre M. le Prince et le coadjuteur, à l'occasion des secrétaires d'État. Il y eut, tout de suite, une réponse intitulée "Réponse d'un véritable désintéressé à l'avis du faux désintéressé" [M0_3392], etc. Le cardinal de Retz répliqua par "Le Solitaire aux deux désintéressés" [M0_3680]. Puis les partisans du prince firent paraître, successivement la "Lettre d'un Bordelois à un bourgeois de Paris" [M0_1852], "le Bon frondeur qui fronde les mauvais frondeurs" [M0_589], etc., et le "Frondeur bien intentionné aux faux frondeurs" [M0_1451]. "L’Avis" n'est pas dans la liste que le coadjuteur donne de ses pièces, p. 258 de ses "Mémoires", coll. Michaud ; malgré cela, il n'est pas douteux, à mon sens, qu'il ne soit entièrement de lui. L'auteur de la "Lettre d'un Bordelois" paraît en avoir la certitude. D'ailleurs le cardinal de Retz se reconnaît, pour ainsi dire, à toutes les lignes. C'est bien lui qui se plaint de ce qu'on veut « empêcher les patriotes de prendre en main le gouvernement des affaires. » C'est bien lui, encore, qui a écrit : « Il n'y a rien de plus constant dans la politique que le crédit est toujours plus dangereux dans la personne des princes qu'en celle des particuliers… : leur naissance les élève assez, sans les élever davantage. » Les partisans du prince de Condé ne s'y sont pas trompés. Il n'est peut-être pas un de leurs pamphlets, où ils ne reprochent ces phrases au coadjuteur. A ce moment, Gondy se regardait presque comme en possession du ministériat, ainsi qu'on disait alors. Il ne doutait pas qu'il ne fût prochainement appelé à remplacer le cardinal Mazarin ; et il prenait déjà, vis-à-vis du prince de Condé, le langage d'un maître. "L'Avis" est, de toutes les pièces du coadjuteur, celle qui accuse le plus franchement ses espérances. Il dément les protestations tardives des "Mémoires". Est-ce pour cela que Gondy ne l'avoue pas ?

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