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Rechercher dans le corpus des Mazarinades
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Résultat de votre recherche de l'expression "peuple" dans le corpus des Mazarinades :


Occurrence 4201. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

tous ses crimes, en dit des choses sur ce sujet, qui meritent
bien d’estre remarquées. Les Princes, dit-il, au milieu d’elle
sont comme des loups rauissans, ne se souciant point de respandre le sang
& de perdre les ames, & ne cherchant autre chose que le lucre. Le peuple
ne fait qu’inuenter calomnie sur calomnie, que prendre par force le
bien des particuliers, & persecuter l’estranger, qu’ils oppriment par
leurs médisances, & condamnent sans aucune forme de iustice. Ce procede
n’a donc iamais esté approuué parmy les

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Occurrence 4202. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

le regne d’Assuerus, ou
Artaxerxe, qui le fit son premier Ministre. Esdras & Nehemias
ne furent pas veritablement dans vne si haute faueur aupres
de Cyrus & d’Artaxerxe ; mais ils y furẽt neantmoins en sigrand
credit, qu’ils en obtindrent la liberté de tout le peuple
Iuif, & de l’argent pour rebastir le Temple de Hierusalem. Et
encore qu’il ne soit pas si ordinaire que les peuples se sousmettent
au gouuernement d’vn estranger, pource que ceux du
pays y ont la meilleure part, & auec raison, ce n’est pas toutefois

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Occurrence 4203. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

iamais esté sans estre enuiée ; & vn mesme
homme peut rarement acquerir l’amour du Prince, & l’amour
des peuples. De tout temps on a attribué tout le mal que faisoient
les Princes, aux Fauoris qui les approchent. Tacite remarque
que c’estoit la coustume du peuple de Rome. Et Diodore
Sicilien dit la mesme chose de celuy d’Egypte. Le plus
sainct & le plus parfait de tous les hommes ne sçauroit estre
dans cette place, qu’il ne passe aussi tost pour vn meschant, &
qu’il ne fasse crier tous ceux qu’il ne

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Occurrence 4204. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

à ceux qui ont de l’authorité.
Son frere mesme Aaron fut ialoux du credit qu’il
auoit. Dieu ne nous a-t’il pas parlé aussi bien qu’à luy, disoit-il ?
Pourquoy donc s’éleue-t’il au dessus de nous ? Pourquoy vous attribuez-vous
vn si grand pouuoir sur le peuple de Dieu ? crioient hautement
Coré & Abiron. Qu’il vous suffise que nous sommes tous fideles au
Seigneur aussi bien que vous. Ils ne manquerent pas de prendre
pretexte sur ce qu’il les faisoit mourir de faim ; Aussi bien que
les Parisiens ont dit ces iours

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Occurrence 4205. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

Dominu ?
Nõne
& nobis similiter
est locutus ?
Num. 12.
Sufficiat vobis,
quia omnis
multitudo
sanctorũ est,
& in ipsis est
Dominus : cur
eleuamini super
populum
Domini ?
Num 16. Les plus grands crimes que le peuple luy impose sont, qu’il
a intelligence auec les Espagnols, qu’il n’y a point d’argent
dans le Royaume, & que la paix n’est point faite. Pour ce qui est du premier, qui est veritablement dans la
bouche de quelques vns, mais dont la plus grande partie de

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Occurrence 4206. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

costez que la paix ne sçauroit durer au dedans, & que
l’on n’a pas moyen de faire la guerre au dehors. Cela vient, dit-on, de ce que le Roy n’est point à Paris. Et
pourquoy Paris ne se met-il en estat de le receuoir ? Est-ce au
Roy à faire les aduances auec le peuple, ou au peuple à se rendre
digne de la veüe de son Roy ? Et y a-t’il quelqu’vn de ceux
mesme qui crient le plus, qui voulust luy conseiller de reuenir
dans sa ville capitale, pendant qu’on y crie aussi hautement
des libelles tendans à exciter sedition, qu’on y

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Occurrence 4207. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

paix ne sçauroit durer au dedans, & que
l’on n’a pas moyen de faire la guerre au dehors. Cela vient, dit-on, de ce que le Roy n’est point à Paris. Et
pourquoy Paris ne se met-il en estat de le receuoir ? Est-ce au
Roy à faire les aduances auec le peuple, ou au peuple à se rendre
digne de la veüe de son Roy ? Et y a-t’il quelqu’vn de ceux
mesme qui crient le plus, qui voulust luy conseiller de reuenir
dans sa ville capitale, pendant qu’on y crie aussi hautement
des libelles tendans à exciter sedition, qu’on y crioit

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Occurrence 4208. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

de l’expliquer dauantage.
Nous murmurons de ce que cette armée n’est point payée,
non plus que les autres : Et à qui tient-il que le Roy ne reçoiue dequoy ? Nous nous vantions de trouuer des moyens
de faire faire la guerre au Roy dix ans sans charger le peuple, si
on nous vouloit croire : Et cependant nous auons osté au Roy
le moyen de la faire, & nous n’auons point deschargé le peuple.
De la recherche des Partisans il deuoit venir vn fonds inépuisable ;
& cependant cette Chambre de Iustice qui a fait
tant

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Occurrence 4209. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

que le Roy ne reçoiue dequoy ? Nous nous vantions de trouuer des moyens
de faire faire la guerre au Roy dix ans sans charger le peuple, si
on nous vouloit croire : Et cependant nous auons osté au Roy
le moyen de la faire, & nous n’auons point deschargé le peuple.
De la recherche des Partisans il deuoit venir vn fonds inépuisable ;
& cependant cette Chambre de Iustice qui a fait
tant de bruit, n’a rien rapporté, & n’a fait qu’oster le credit au
Roy, & ruiner vne infinité de particuliers qui luy auoient

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Occurrence 4210. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

pouuant faire moins que de viure
de l’Autel qu’il sert auec tant de peine ; & s’il fait des alliances
auec des Princes qui le souhaitent, & qui y trouuent leur
compte. Les mariages estans des manieres d’auancer ses parens,
qui ne sont nullement à la foule du peuple, & n’estant
point honteux à quelque Grand que ce soit, d’espouser des
filles qui sont des meilleures maisons de Rome, & qui ne
cedent qu’à ces quatre premieres qui sont du temps de la Republique.   Si apres tout cela ennuyé de seruir vne terre qui

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Occurrence 4211. Anonyme. QVESTION, SI LA VOIX DV PEVPLE EST LA VOIX... (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 34 pages. Langue : français, latin. Voir aussi C_6_76. Référence RIM : M0_2951 ; cote locale : A_7_14. le 2014-07-22 17:08:18.

terra recedat.
Ionium Ægeo
frangat mare.
&c. Luc. li. I.
Pharsal. Voila cette longue suite de biens que doit apporter l’éloignement
de ce grand Ministre, & ce nombre infiny de maux
dont il est l’autheur. D’où il aisé de voir, Que la voix du peuple
qui crie contre luy, n’est point la voix de Dieu, pource que
ce n’est point la voix de la verité, dont il est le principe : mais
plustost de ces voix que le Prophete appelle des voix d’iniquité,
& de tromperie. Verba oris
eius iniquitas,

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Occurrence 4212. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44. contre le Souuerain, l’autre murmure contre les Regens, tous ensemble
contre le Ministre : & si auec tout cela l’Estat
n’en est pas plus en repos, ny les subiets mieux à leur
aise.   L’Image du Souuerain, la

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Occurrence 4213. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

se trouuerõt
conformes aux loix fondamentales de l’Estat,
veu qu’elles sont au dessus des Roys & des Princes.
Et la Lettre d’Auis soustient que la France est vne pure
Monarchie Royale, où le Prince est obligé de se
conformer aux loix de Dieu, & où son peuple obeyssant
aux siennes, demeure dans la liberté naturelle,
& dans la proprieté de ses biens, sans que le Souuerain en puisse disposer à sa fantaisie, attendu que la
France n’a iamais esté en gouuernement Despotique.
Qu’on ne doit donner au Roy,

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Occurrence 4214. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

Qu’on ne doit donner au Roy, que pour l’entretien
de sa maison, que pour les affaires qui concernent
la seureté & le repos de l’Estat, si ce n’est en
quelque cas extraordinaire ; & mesme qu’ils ne sçauroient
faire des leuées sans le consentement du peuple,
pour quelque cause que ce puisse estre ; veu que
les Roys n’ont point de droit sur le bien des particuliers ;
& qu’vn Roy abusant du pouuoir que Dieu
luy a donné, cesse d’estre Roy, & ses subiets d’estre
subiets.   Ce qui ne sçauroit

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Occurrence 4215. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

gagner,
& qui s’estend sur le pouuoir d’vn Dieu qui est
ialoux de sa gloire. Apres ils disent que la Reyne doit à Dieu la separation
qu’on luy demande. Qu’elle la doit au Roy
son fils, de qui elle ne doit pas hazarder la Couronne.
Qu’elle la doit au peuple, pour qui elle est obligée
d’immoler mesme sa vie, en cas de necessité.
Qu’elle la doit à la raison, qui dit qu’il faut preferer
le bien general au particulier. Qu’elle la doit à sa conscience,
qui luy defend de perdre vn Royaume, pour
conseruer vne

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Occurrence 4216. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

ce que nous deuons souhaiter en façon quelconque. Ce seroit tomber de fievre en chaud mal, & ce seroit
sortir d’vn bourbier, pour entrer dans vn precipice.   Il faut trouuer vn remede qui soit plus doux &
plus propice, & au Prince & au Peuple. Il me semble
que s’il n’y auoit point de premier Ministre d’Estat
dans le Conseil, & qu’il pleust au Roy de les considerer
tous également, que ce seroit auoir trouué l’art
de bien faire seruir le Souuerain, & de donner vn repos
eternel à tous

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Occurrence 4217. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

voudroit éleuer sur ses
Confreres. Il n’est que la seule égalité qui les puisse
tenir dans la moderation, & qui les puisse susciter à
bien faire. L’vnion de quantité d’Esprits qui conspirent à mesme
fin, font des miracles pour le Prince & pour le
Peuple. Solon, Licurgue, Demosthene, & Ciceron,
n’ont iamais presché que cette égalité de puissances
dans le conseil de leurs Republiques. C’est ainsi que
chacun propose ses raisons sans crainte. A quelle
prodigieuse grandeur ne monta pas la Republique
Romaine,

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Occurrence 4218. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

les Roys sont des petits Dieux terrestres, qui peuuent absolument disposer de leurs volontez,
comme bon leur semble.   Moy qui n’ay point d’autre interest que celuy du
public, & qui ne vise qu’a la satisfaction commune,
& du Prince & du Peuple, ie respons à ces obiections,
qu’il n’est pas iuste qu’vn seul homme possede absolument
l’esprit du Souuerain, & les affaires de toute
vne Monarchie ; parce qu’il n’y a point d’homme au
monde, qui n’abuse de l’authorité que son Maistre
luy

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Occurrence 4219. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

Prince qui l’auoit éleué dans des honneurs & dans
des charges incroyable ? Il fallut que la ruine de l’Estat
fut le fondement de sa perte, aussi bien que celuy
de sa prodigieuse fortune. Catilina apres auoir esté mis au plus haut faiste de
la fortune, par vn Peuple qui s’estoit rendu Maistre
de toute la terre, ingrat à tant de faueurs qu’il en auoit
receuës, n’extermina-t’il pas le Senat ? Ne dissipa
t’il pas les tresors publics ? & ne renuersa-t’il pas
toute la Republique ? Cinna, autrement

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Occurrence 4220. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

desirer icy bas sur la terre ? Si les biens-faits n’ont pas
des liens assez forts, pour attacher le cœur d’vn Sujet
aux interests de son Prince ; ie ne croy pas qu’il
puisse viure en quelque lieu que se puisse estre dans
vne parfaite asseurance. Que si le peuple se trouue oppressé par ceux qui
font toutes les choses au nom du Souuerain ; alors
poussé de sa propre misere, il se doit armer de requestes
& de supplications, & s’en aller (auec tout le respect
qu’on doit à la Majesté des personnes) battre en
ruine

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Occurrence 4221. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

grand
zele ? Les miracles en sont si frequens & si connus de
toutes les nations de la terres qu’il n’est pas besoin
d’en r’apporter icy des exemples.   Les Roys (dit le Sage en ses Prouerbes chapitre
28.) sont souuent changez, à cause des pechez du
Peuple. Samuël nous apprend que les Roys perseuerant
en leur malice, periront, comme le reste des
hommes. Iosué, du commandement de Dieu, fist
bien mourir cinq Roys d’vne mort tres honteuse Le
Roy de Hay ne receut-il pas vn mesme sort ? Et le
Roy Ela ne fut-il pas

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Occurrence 4222. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

ne
fait que suiure les mouuemens de sa passion déreglée
mais quand c’est vn corps de plusieurs personnes tres-entenduës,
il ne se détache iamais de la raison ; & dans
les resolutions qui se forment entr’eux ; ils ne considerent
que le bien du Prince & du Peuple. Il y a bien
plus de iugement, plus d’esprit, plus de conduite ; &
plus de fidelité dans vn grand nombre de Senateurs,
que dans vn seul Ministre d’Estat, qui ne vise qu’à sa
fortune. Les passions des vns sont moderées par les
passions des autres.

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Occurrence 4223. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

ils ne manqueront pas de veiller aux
actions de leurs compagnons, pour y trouuer à redire.
Outre qu’il y va de leur salut, si les maximes de l’Estat
ne peruertissent pas la foy qu’ils doiuent aux mysteres
de la Religion, de ne pas bien defendre la cause commune
du Peuple & du Souuerain, & d’estre payez
pour tous les deux ensemble. Que ne fait pas vn homme seul pour assouuir sa
prodigieuse ambition, lors qu’il se void Maistre absolu
de l’esprit du Prince. Mais que ne font pas aussi plusieurs
Ministres d’Estat bien

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Occurrence 4224. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

tous égaux en puissance pour le bien du Prince & du Peuple ?   Le Fauory qui se void en estat de faire ce que bon
luy semble, ne suscite le Prince qu’à vexer ses Subjets
de subsides & d’exactions immoderées, afin de profiter
du sang du Peuple. Et vn Conseil de Ministres aussi
puissant l’vn que l’autre, ne porte le Souuerain qu’à
le soulager tout autant qu’il luy est possible. Le Fauory
ne cherche qu’à se faire redouter, & qu’à tenir tout
le monde en desordre, de peur qu’estans bien vnis

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Occurrence 4225. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

se deuroient donner
qu’à la vertu & au merite. Que ceux qui achetent les
charges en gros, vendent apres la Iustice en detail, &
que c’est de cette source d’où naissent apres les mercenaires
Magistrats, qui s’engraissent des calamitez &
des miseres du Peuple. L’Empereur Seuere se vantoit d’estre ennemy capital
de cette espece de vermine. Les Egyptiens les
auoient en si grande horreur, qu’ils les punissoient de
mort ; quand mesme le Prince les auroit portez à faire
le crime. Et pour leur mieux imprimer dans la

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Occurrence 4226. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

le petit, & qu’il a
soin de toute la nature creée. Voila vne merueilleuse instruction pour les puissances
terriennes, & qui sont endormies aux tenebres de
l’ambition mondaine, & qui mettent toute leur felicité
à se rendre grands & admirables au Peuple. Apprenez
maintenant à l’Escole du Sage, Esprits ambitieux,
à reformer vostre vie, puis que vous serez vn
iour iugez d’vn Iuge tres-Souuerain, de la mesme façon,
que vous aurez iugé les autres. Le desordre qu’apportent ces Ministres d’Estat, qui

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Occurrence 4227. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

a plus de trois mille ans que la
Question est en controuerse, & qu’il y a plusieurs Philosophes
tres-renommez, qui tiennent les vns pour la
Monarchie, les autres pour la Democratie, & les
derniers pour l’Aristocratie. La Democratie est le gouuernement d’vn Peuple
qui n’a autres superieurs, ny autres gouuerneurs que
les Officiers qu’il a establis. C’est là où chacun estant
au Conseil, peut auec liberté, sans crainte d’aucune
tyrannie, proposer ses raisons, & c’est la, sans considerer
la condition ny la

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Occurrence 4228. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

de Polidamus,
& de plusieurs autres : mais Apollonius en dissuadoit
Vespasian, comme d’vne chose pernicieuse. Ciceron disoit, que le vulgaire n’auoit ny conseil
ny raison, ny discretion, ny diligence. Demosthenes,
Platon, Phalaris, & Aristote disent que le Peuple est
vn monstre à plusieurs testes, tres-dangereux, & tres-prompt
à loüer & mesdire ; qui sans aucune prouidence
se precipite comme vn torrent debordé sur tout
ce que bon luy semble. L’Aristocratie est vne espece de Republique, qui
se regit par

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Occurrence 4229. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

& tres-prompt
à loüer & mesdire ; qui sans aucune prouidence
se precipite comme vn torrent debordé sur tout
ce que bon luy semble. L’Aristocratie est vne espece de Republique, qui
se regit par le Conseil des plus riches & des plus sages
du Peuple, grandement authorisée de Licurge, de Solon,
de Demosthenes & de Ciceron : mais l’experience
nous à fait voir le contraire. Combien cette forme de gouuerner a-t’elle fait
ruiner de ville & des Republiques toutes entieres en
Grece & en Italie ?

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Occurrence 4230. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649 [?]) chez [s. n.] à Paris [?] , 20 pages. Langue : français. Sans page de titre. Voir aussi A_7_15 et C_6_77. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : D_1_19. le 2014-07-22 16:45:44.

tous les Ministres sont égaux en puissance,
nul ne peut vouloir quelque chose, & moins la mettre
en execution, sans la communiquer à toute la compagnie :
De sorte que si sa volonté est iuste, tout le reste
y consent, & si elle est contre le Prince, ou contre le
Peuple, son desir est refrené de ses autres confreres ; ce
que pas vn n’oseroit entreprendre, si l’opinant estoit
absolu dans toutes ses volontez, comme est auiourd’huy
celuy qui gouuerne les affaires de cet Empire.

FIN.

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Occurrence 4231. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08. contre le Souuerain, l’autre murmure contre les Regens, tous ensemble
contre le Ministre: & si auec tout cela l’Estat
n’en est pas plus en repos, ny les subiets mieux à leur
aise.   L’Image du Souuerain, la

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Occurrence 4232. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

se trouuerõt
conformes aux loix fondamentales de l’Estat,
veu qu’elles sont au dessus des Roys & des Princes.
Et la Lettre d’Auis soustient que la France est vne pure
Monarchie Royale, où le Prince est obligé de se
conformer aux loix de Dieu, & où son peuple obeyssant
aux siennes, demeure dans la liberté naturelle,
& dans la proprieté de ses biens, sans que le Souuerain en puisse disposer à sa fantaisie, attendu que la
France n’a iamais esté en gouuernement Despotique.
Qu’on ne doit donner au Roy,

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Occurrence 4233. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

Qu’on ne doit donner au Roy, que pour l’entretien
de sa maison, que pour les affaires qui concernent
la seureté & le repos de l’Estat, si ce n’est en
quelque cas extraordinaire; & mesme qu’ils ne sçauroient
faire des leuées sans le consentement du peuple,
pour quelque cause que ce puisse estre; veu que
les Roys n’ont point de droit sur le bien des particuliers;
& qu’vn Roy abusant du pouuoir que Dieu
luy a donné, cesse d’estre Roy, & ses subiets d’estre
subiets.   Ce qui ne sçauroit

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Occurrence 4234. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

gagner,
& qui s’estend sur le pouuoir d’vn Dieu qui est
ialoux de sa gloire. Apres ils disent que la Reyne doit à Dieu la separation
qu’on luy demande. Qu’elle la doit au Roy
son fils, de qui elle ne doit pas hazarder la Couronne.
Qu’elle la doit au peuple, pour qui elle est obligée
d’immoler mesme sa vie, en cas de necessité.
Qu’elle la doit à la raison, qui dit qu’il faut preferet
le bien general au particulier. Qu’elle la doit à sa conscience,
qui luy défend de perdre vn Royaume, pour
conseruer vne

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Occurrence 4235. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

ce que nous deuons souhaiter en façon quelconque. Ce seroit tomber de fievre en chaud mal, & ce seroit
sortir d’vn bourbier, pour entrer dans vn precipice.   Il faut trouuer vn remede qui soit plus doux &
plus propice, & au Prince & au Peuple. Il me semble
que s’il n’y auoit point de premier Ministre d’Estat
dans le Conseil, & qu’il pleust au Roy de les considerer
tous également, que ce feroit auoir trouué l’art
de bien faire seruir le Souuerain, & de donner vn repos
eternel à tous

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Occurrence 4236. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

voudroit éleuer sur ses
Confreres. Il n’est que la seule égalité qui les puisse
tenir dans la moderation, & qui les puisse susciter à
bien faire. L’vnion de quantité d’Esprits qui conspirent à mesme
fin, font des miracles pour le Prince & pour le
Peuple. Solon, Licurgue, Demostheue, & Ciceron,
n’ont iamais presché que cette égalité de puissances
dans le conseil de leurs Republiques. C’est ainsi que
chacun propose ses raisons sans crainte. A quelle
prodigieuse grandeur ne monta pas la Republique
Romaine,

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Occurrence 4237. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

les Roys sont des petits Dieux terrestres, qui peuuent absolument disposer de leurs volontez,
comme bon leur semble.   Moy qui n’ay point d’autre interest que celuy du
public, & qui ne vise qu’a la satisfaction commune,
& du Prince & du Peuple, ie respons à ces obiections,
qu’il n’est pas iuste qu’vn seul homme possede absolument
l’esprit du Souuerain, & les affaires de toute
vne Monarchie; parce qu’il n’y a point d’homme au
monde, qui n’abuse de l’authorité que son Maistre
luy

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Occurrence 4238. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

Prince qui l’auoit éleué dans des honneurs & dans
des charges incroyable? Il fallut que la ruine de l’Estat
fut le fondement de sa perte, aussi bien que celuy
de sa prodigieuse fortune. Catilina apres auoir esté mis au plus haut faiste de
la fortune, par vn Peuple qui s’estoit rendu Maistre
de toute la terre, ingrat à tant de faueurs qu’il en auoit
receuës, n’extermina-t’il pas le Senat? Ne dissipa
t’il pas les tresors publics? & ne renuersa-t’il pas
toute la Republique? Cinna, autrement

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Occurrence 4239. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

desirer icy bas sur la terre? Si les biens-faits n’ont pas
des liens assez forts, pour attacher le cœur d’vn Sujet
aux interests de son Prince; ie ne croy pas qu’il
puisse viure en quelque lieu que se puisse estre dans
vne parfaite asseurance. Que si le peuple se trouue oppressé par ceux qui
font toutes les choses au nom du Souuerain; alors
poussé de sa propre misere, il se doit armer de requestes
& de supplications, & s’en aller (auec tout le respect
qu’on doit à la Majesté des personnes) battre en
ruine

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Occurrence 4240. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

grand
zele? Les miracles en sont si frequens & si connus de
toutes les nations de la terre, qu’il n’est pas besoin
d’en r’apporter icy des exemples.   Les Roys (dit le Sage en ses Prouerbes chapitre
28.) sont souuent changez, à cause des pechez du
Peuple. Samuël nous apprend que les Roys perseuerant
en leur malice, periront, comme le reste des
hommes. Iosué, du commandement de Dieu, fist
bien mourir cinq Roys d’vne mort tres honteuse. Le
Roy de Hay ne receut-il pas vn mesme sort? Et le
Roy Ela ne fut-il pas

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Occurrence 4241. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

ne
fait que suiure les mouuemens de sa passion déreglée:
mais quand c’est vn corps de plusieurs personnes tres-entenduës,
il ne se détache iamais de la raison; & dans
les resolutions qui se forment entr’eux; ils ne considerent
que le bien du Prince & du Peuple. Il y a bien
plus de iugement, plus d’esprit, plus de conduite, &
plus de fidelité dans vn grand nombre de Senateurs,
que dans vn seul Ministre d’Estat, qui ne vise qu’à sa
fortune. Les passions des vns sont moderées par les
passions des autres.

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Occurrence 4242. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

ils ne manqueront pas de veiller aux
actions de leurs compagnons, pour y trouuer à redire.
Outre qu’il y va de leur salut, si les maximes de l’Estat
ne peruertissent pas la foy qu’ils doiuent aux mysteres
de la Religion, de ne pas bien defendre la cause commune
du Peuple & du Souuerain, & d’estre payez
pour tous les deux ensemble. Que ne fait pas vn homme seul pour assouuir sa
prodigieuse ambition, lors qu’il se void Maistre absolu
de l’esprit du Prince. Mais que ne font pas aussi plusieurs
Ministres d’Estat bien

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Occurrence 4243. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

Que ne fait pas vn homme seul pour assouuir sa
prodigieuse ambition, lors qu’il se void Maistre absolu
de l’esprit du Prince. Mais que ne font pas aussi plusieurs
Ministres d’Estat bien vnis & tous égaux en puissance pour le bien du Prince & du Peuple?   Le Fauory qui se void en estat de faire ce que bon
luy semble, ne suscite le Prince qu’à vexer ses Subjets
de subsides & d’exactions immoderées, afin de profiter
du sang du Peuple Et vn Conseil de Ministres aussi
puissant l’vn que l’autre, ne

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Occurrence 4244. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

tous égaux en puissance pour le bien du Prince & du Peuple?   Le Fauory qui se void en estat de faire ce que bon
luy semble, ne suscite le Prince qu’à vexer ses Subjets
de subsides & d’exactions immoderées, afin de profiter
du sang du Peuple Et vn Conseil de Ministres aussi
puissant l’vn que l’autre, ne porte le Souuerain qu’à
le soulager tout autant qu’il luy est possible. Le Fauory
ne cherche qu’à se faire redouter, & qu’à tenir tout
le monde en desordre, de peur qu’estans bien vnis

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Occurrence 4245. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

se deuroient donner
qu’à la vertu & au merite. Que ceux qui achetent les
charges en gros, vendent apres la Iustice en detail, &
que c’est de cette source d’où naissent apres les mercenaires
Magistrats, qui s’engraissent des calamitez &
des miseres du Peuple. L’Empereur Seuere se vantoit d’estre ennemy capital
de cette espece de vermine. Les Egyptiens les
auoient en si grande horreur, qu’ils les punissoient de
mort; quand mesme le Prince les auroit portez a faire
le crime. Et pour leur mieux imprimer dans la

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Occurrence 4246. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

le petit, & qu’il à
soin de toute la nature creée. Voila vne merueilleuse instruction pour les puissances
terriennes, & qui sont endormies aux tenebres de
l’ambition mondaine, & qui mettent toute leur felicité
à se rendre grands & admirables au Peuple. Apprenez
maintenant à l’Escole du Sage, Esprits ambitieux,
à reformer vostre vie, puis que vous serez vn
iour iugez d’vn Iuge tres-Souuerain, de la mesme façon,
que vous aurez iugé les autres. Le desordre qu’apportent ces Ministres d’Estat, qui

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Occurrence 4247. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

a plus de trois mille ans que la
Question est en controuerse, & qu’il y a plusieurs Philosophes
tres-renommez, qui tiennent les vns pour la
Monarchie, les autres pour la Democratie, & les
derniers pour l’Aristocratie. La Democratie est le gouuernement d’vn Peuple
qui n’a autres superieurs, ny autres gouuerneurs que
les Officiers qu’il a establis. C’est là où chacun estant
au Conseil, peut auec liberté, sans crainte d’aucune
tyrannie, proposer ses raison, & c’est là, sans considerer
la condition ny la

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Occurrence 4248. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

de Polidamus,
& de plusieurs autres: mais Apollomus en dissuadoit
Vespasian, comme d’vne chose pernicieuse. Ciceron disoit, que le volgaire n’auoit ny conseil
ny raison, ny discretion, ny diligence. Demosthenes,
Platon, Phalaris, & Aristote disent que le Peuple est
vn monstre à plusieurs tests, tres-dangereux, & tres-prompt
à loüer & mesdire; qui sans aucune prouidence
se precipite comme vn torrent deborde sur tout
ce que bon luy semble. L’Aristocratie est vne espece de Republique, qui
se regit par le

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Occurrence 4249. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

& tres-prompt
à loüer & mesdire; qui sans aucune prouidence
se precipite comme vn torrent deborde sur tout
ce que bon luy semble. L’Aristocratie est vne espece de Republique, qui
se regit par le Conseil des plus riches & des plus sages
du Peuple grandement authorisée de Licurge, de Solon,
de Demosthenes & de Ciceron: mais l’experience
nous à fait voir le contraire. Combien cette forme de gouuerner a-t’elle fait
ruiner de ville & des Republiques toutes entieres en
Grece & en Italie? Et

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Occurrence 4250. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi C_6_77 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : A_7_15. le 2014-07-22 16:50:08.

tous les Ministres sont égaux en puissance,
nul ne peut vouloir quelque chose, & moins la mettre
en execution, sans la communiquer à toute la compagnie:
De sorte que si sa volonté est iuste, tout le reste
y consent, & si elle est contre le Prince, ou contre le
Peuple, son desir est refrené de ses autres confreres; ce
que pas vn n’oseroit entreprendre, si l’opinant estoit
absolu dans toutes ses volontez, comme est auiourd’huy
celuy qui gouuerne les affaires de cet Empire.

FIN.

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Occurrence 4251. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

bien pris le soin de consulter
pour cela, que sa propre opinion, ou sa naturelle fantaisie.
Ce qui me fasche encore plus, est que ie voy
quantité de bons esprits qui se portent inconsiderément
à suiure leurs sentimens, sans rien faire, ny pour
le Prince, ny pour le Peuple. L’vn crie contre le Souuerain, l’autre murmure contre les Regens, tous ensemble
contre le Ministre : & si auec tout cela l’Estat
n’en est pas plus en repos, ny les subiets mieux à leur
aise.   L’Image du Souuerain, la veritable

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Occurrence 4252. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

se trouuerõt
conformes aux loix fondamentales de l’Estat,
veu qu’elles font au dessus des Roys & des Princes.
Et la Lettre d’Auis soustient que la France est vne pure
Monarchie Royale, où le Prince est obligé de se
conformer aux loix de Dieu, & où son peuple obeyssant
aux siennes, demeure dans la liberté naturelle,
& dans la proprieté de ses biens, sans que le Souuerain en puisse disposer à sa fantaisie, attendu que la
France n’a iamais esté en gouuernement Despotique.
Qu’on ne doit donner au Roy,

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Occurrence 4253. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

Qu’on ne doit donner au Roy, que pour l’entretien
de sa maison, que pour les affaires qui concernent
la seureté & le repos de l’Estat, si ce n’est en
quelque cas extraordinaire ; & mesme qu’ils ne sçauroient
faire des leuées sans le consentement du peuple,
pour quelque cause que ce puisse estre ; veu que
les Roys n’ont point de droit sur le bien des particuliers ;
& qu’vn Roy abusant du pouuoir que Dieu
luy a donné, cesse d’estre Roy, & ses subiets d’estre
subiets.   Ce qui ne sçauroit

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Occurrence 4254. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

gagner,
& qui s’estend sur le pouuoir d’vn Dieu qui est
ialoux de sa gloire. Apres ils disent que la Reyne doit à Dieu la separation
qu’on luy demande. Qu’elle la doit au Roy
son fils, de qui elle ne doit pas hazarder la Couronne.
Qu’elle la doit au peuple, pour qui elle est obligée
d’immoler mesme sa vie, en cas de necessité.
Qu’elle la doit à la raison, qui dit qu’il faut preferer
le bien general au particulier. Qu’elle la doit à sa conscience,
qui luy defend de perdre vn Royaume, pour
conseruer vne

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Occurrence 4255. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

ce que nous deuons souhaiter en façon quelconque. Ce seroit tomber de fievre en chaud mal, & ce seroit
sortir d’vn bourbier, pour entrer dans vn precipice.   Il faut trouuer vn remede qui soit plus doux &
plus propice, & au Prince & au Peuple. Il me semble
que s’il n’y auoit point de premier Ministre d’Estat
dans le Conseil, & qu’il pleust au Roy de les considerer
tous également, que ce seroit auoir trouué l’art
de bien faire seruir le Souuerain, & de donner vn repos
eternel à tous

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Occurrence 4256. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

voudroit éleuer sur ses
Confreres. Il n’est que la seule égalité qui les puisse
tenir dans la moderation, & qui les puisse susciter à
bien faire. L’vnion de quantité d’Esprits qui conspirent à mesme
fin, font des miracles pour le Prince & pour le
Peuple. Solon, Licurgue, Demosthene, & Ciceron,
n’ont iamais presché que cette égalité de puissances
dans le conseil de leurs Republiques. C’est ainsi que
chacun propose ses raisons sans crainte. A quelle
prodigieuse grandeur ne monta pas la Republique
Romaine,

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Occurrence 4257. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

les Roys sont des petits Dieux terrestres, qui peuuent absolument disposer de leurs volontez,
comme bon leur semble.   Moy qui n’ay point d’autre interest que celuy du
public, & qui ne vise qu’a la satisfaction commune,
& du Prince & du Peuple, ie respons à ces obiections,
qu’il n’est pas iuste qu’vn seul homme possede absolument
l’esprit du Souuerain, & les affaires de toute
vne Monarchie ; parce qu’il n’y a point d’homme au
monde, qui n’abuse de l’authorité que son Maistre
luy

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Occurrence 4258. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

Prince qui l’auoit éleué dans des honneurs & dans
des charges incroyable ? Il fallut que la ruine de l’Estat
fut le fondement de sa perte, aussi bien que celuy
de sa prodigieuse fortune. Catilina apres auoir esté mis au plus haut faiste de
la fortune, par vn Peuple qui s’estoit rendu Maistre
de toute la terre, ingrat à tant de faueurs qu’il en auoit
receuës, n’extermina-t’il pas le Senat ? Ne dissipa
t’il pas les tresors publics ? & ne renuersa-t’il pas
toute la Republique ? Cinna, autrement

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Occurrence 4259. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

desirer icy bas sur la terre ? Si les biens faits n’ont pas
des liens assez forts, pour attacher le cœur d’vn Sujet
aux interests de son Prince ; ie ne croy pas qu’il
puisse viure en quelque lieu que se puisse estre dans
vne parfaite asseurance. Que si le peuple se trouue oppressé par ceux qui
font toutes les choses au nom du Souuerain ; alors
poussé de sa propre misere, il se doit armer de requestes
& de supplications, & s’en aller (auec tout le respect
qu’on doit à la Majesté des personnes) battre en
ruine

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Occurrence 4260. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

grand
zele ? Les miracles en sont si frequens & si connus de
toutes les nations de la terre, qu’il n’est pas besoin
d’en r’apporter icy des exemples.   Les Roys (dit le Sage en ses Prouerbes chapitre
28.) sont souuent changez, à cause des pechez du
Peuple. Samuël nous apprend que les Roys perseuerant
en leur malice, periront, comme le reste des
hommes. Iosué, du commandement de Dieu, fist
bien mourir cinq Roys d’vne mort tres-honteuse. Le
Roy de Hay ne receut-il pas vn mesme sort ? Et le
Roy Ela ne fut-il pas

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Occurrence 4261. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

fait que suiure les mouuemens de sa passion déreglée :
mais quand c’est vn corps de plusieurs personnes tres-entenduës,
il ne se détache iamais de la raison ; & dans
les resolutions qui se forment entr’eux ; ils ne considerent
que le bien du Prince & du Peuple. Il y a bien
plus de iugement, plus d’esprit, plus de conduite, &
plus de fidelité dans vn grand nombre de Senateurs,
que dans vn seul Ministre d’Estat, qui ne vise qu’à sa
fortune. Les passions des vns sont moderées par les
passions des autres.

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Occurrence 4262. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

ils ne manqueront pas de veiller aux
actions de leurs compagnons, pour y trouuer à redire.
Outre qu’il y va de leur salut, si les maximes de l’Estat
ne peruertissent pas la foy qu’ils doiuent aux mysteres
de la Religion, de ne pas bien defendre la cause commune
du Peuple & du Souuerain, & d’estre payez
pour tous les deux ensemble. Que ne fait pas vn homme seul pour assouuir sa
prodigieuse ambition, lors qu’il se void Maistre absolu
de l’esprit du Prince. Mais que ne font pas aussi plusieurs
Ministres d’Estat, bien

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Occurrence 4263. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

tous égaux on puissance pour le bien du Prince & du Peuple ?   Le Fauory qui se void en estat de faire ce que bon
luy semble, ne suscite le Prince qu’à vexer ses Subjets
de subsides & d’exactions immoderées, afin de profiter
du sang du Peuple. Et vn Conseil de Ministres aussi
puissant l’vn que l’autre, ne porte le Souuerain qu’à
le soulager tout autant qu’il luy est possible. Le Fauory
ne cherche qu’à se faire redouter, & qu’à tenir tout
le monde en desordre, de peur qu’estans bien vnis

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Occurrence 4264. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

se deuroient donner
qu’à la vertu & au merite. Que ceux qui achetent les
charges en gros, vendent apres la Iustice en detail, &
que c’est de cette source d’où naissent apres les mercenaires
Magistrats, qui s’engraissent des calamitez &
des miseres du Peuple. L’Empereur Seuere se vantoit d’estre ennemy capital
de cette espece de vermine. Les Egyptiens les
auoient en si grande horreur, qu’ils les punissoient de
mort ; quand mesme le Prince les auroit portez à faire
le crime. Et pour leur mieux imprimer dans la

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Occurrence 4265. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

le petit, & qu’il a
soin de toute la nature creée. Voila vne merueilleuse instruction pour les puissances
terriennes, & qui sont endormies aux tenebres de
l’ambition mondaine, & qui mettent toute leur felicité
à se rendre grands & admirables au Peuple. Apprenez
maintenant à l’Escole du Sage, Esprits ambitieux,
à reformer vostre vie, puis que vous serez vn
iour iugez d’vn Iuge tres-Souuerain, de la mesme façon,
que vous aurez iugé les autres. Le desordre qu’apportent ces Ministres d’Estat, qui

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Occurrence 4266. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

a plus de trois mille ans que la
Question est en controuerse, & qu’il y a plusieurs Philosophes
tres-renommez, qui tiennent les vns pour la
Monarchie, les autres pour la Democratie, & les
derniers pour l’Aristocratie. La Democratie est le gouuernement d’vn Peuple
qui n’a autres superieurs, ny autres gouuerneurs que
les Officiers qu’il a establis. C’est là où chacun estant
au Conseil, peut auec liberté, sans crainte d’aucune
tyrannie, proposer ses raisons, & c’est là, sans considerer
la condition ny la

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Occurrence 4267. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

de Polidamus,
& de plusieurs autres : mais Apollonius en dissuadoit
Vespasian, comme d’vne chose pernicieuse. Ciceron disoit, que le vulgaire n’auoit ny conseil
ny raison, ny discretion, ny diligence. Demosthenes,
Platon, Phalaris, & Aristote disent que le Peuple est
vn monstre à plusieurs testes, tres-dangereux, & tres-prompt
à loüer & mesdire ; qui sans aucune prouidence
se precipite comme vn torrent debordé sur tout
ce que bon luy semble. L’Aristocratie est vne espece de Republique, qui
se regit par

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Occurrence 4268. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

& tres-prompt
à loüer & mesdire ; qui sans aucune prouidence
se precipite comme vn torrent debordé sur tout
ce que bon luy semble. L’Aristocratie est vne espece de Republique, qui
se regit par le Conseil des plus riches & des plus sages
du Peuple, grandement authorisée de Licurge, de Solon,
de Demosthenes & de Ciceron : mais l’experience
nous à fait voir le contraire. Combien cette forme de gouuerner a-t’elle fait
ruiner de ville & des Republiques toutes entieres en
Grece & en Italie ?

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Occurrence 4269. Anonyme. QVESTION, S’IL Y DOIT AVOIR VN PREMIER... (1649) chez [s. n.] à Paris , 22 pages. Langue : français. Voir aussi A_7_15 et D_1_19. Référence RIM : M0_2950 ; cote locale : C_6_77. le 2014-07-22 16:48:19.

tous les Ministres sont égaux en puissance,
nul ne peut vouloir quelque chose, & moins la mettre
en execution, sans la communiquer à toute la compagnie :
De sorte que si sa volonté est iuste, tout le reste
y consent, & si elle est contre le Prince, ou contre le
Peuple, son desir est refrené de ses autres confreres ; ce
que pas vn n’oseroit entreprendre, si l’opinant estoit
absolu dans toutes ses volontez, comme est auiourd’huy
celuy qui gouuerne les affaires de cet Empire.

FIN.

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Occurrence 4270. Anonyme. QVESTIONS EN FORME DE DIALOGVE, Du Conseil... (1649) chez Noël (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi C_6_78. Référence RIM : M0_2952 ; cote locale : A_7_12. le 2014-07-22 17:13:09.

dans des honneurs incroyables?
Il l’auoit fait si grand, qu’à peine le peut-il deffaire: il falut
que la ruine de l’Estat fut le fondement de sa grandeur,
aussi bien que la cause de sa perte. Catilina apres auoir esté mis dans vne prodigieuse fortune,
par vn Peuple qui s’estoit rendu Maistre de toute la
terre, ingrat à tant de faueurs qu’il en auoit receuës, n’extermina-t’il
pas le Senat? ne dissipa-t’il pas les tresors publics?
& ne renuersa-t’il pas toute la Republique? Cinna
surnommé Lucius Cornelius, ne fut

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Occurrence 4271. Anonyme. QVESTIONS EN FORME DE DIALOGVE, Du Conseil... (1649) chez Noël (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi C_6_78. Référence RIM : M0_2952 ; cote locale : A_7_12. le 2014-07-22 17:13:09.

pour assouuir vne ambition qui ne sçauroit iamais estre assouuie.
Et apres cela, Messieurs, vous voudriez conclure
que les Princes doiuent auoir des Fauoris, veu qu’ils sont si
traistres & si parricides à leurs Souuerains, si tyrans à l’Estat,
& si funestes au Peuple. Dieu veut que les Princes soient sauuez, & veritablement
il n’est pas moins mort pour eux, que pour le reste des hommes.
Et comment se pourroit-il faire que cela fut, s’ils
estoient la cause de tous les crimes que leurs Fauoris exercent. De grace, dites

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Occurrence 4272. Anonyme. QVESTIONS EN FORME DE DIALOGVE, Du Conseil... (1649) chez Noël (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi C_6_78. Référence RIM : M0_2952 ; cote locale : A_7_12. le 2014-07-22 17:13:09.

reste des hommes.
Et comment se pourroit-il faire que cela fut, s’ils
estoient la cause de tous les crimes que leurs Fauoris exercent. De grace, dites moy si ces Tyrans seroient en estat de
mettre en pratique, toutes les voleries qu’ils font sur le pauure peuple, s’ils n’estoient appuyez directement ou indirectement
de la faueur & de l’authorité du Prince. Et quand
mesme le Souuerain seroit si touché de l’Esprit de Dieu,
qu’il abhorreroit toutes leurs procedures; cela ne suffiroit
pas pout les absoudre de

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Occurrence 4273. Anonyme. QVESTIONS EN FORME DE DIALOGVE, Du Conseil... (1649) chez Noël (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi A_7_12. Référence RIM : M0_2952 ; cote locale : C_6_78. le 2014-07-22 17:15:41.

dans des honneurs incroyables ?
Il l’auoit fait si grand, qu’à peine le peut-il deffaire : il falut
que la ruine de l’Estat fut le fondement de sa grandeur,
aussi bien que la cause de sa perte. Catilina apres auoir esté mis dans vne prodigieuse fortune,
par vn Peuple qui s’estoit rendu Maistre de toute la
terre, ingrat à tant de faueurs qu’il en auoit receuës, n’extermina-t’il
pas le Senat ? ne dissipa-t’il pas les tresors publics ?
& ne renuersa-t’il pas toute la Republique ? Cinna
surnommé Lucius Cornelius, ne

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Occurrence 4274. Anonyme. QVESTIONS EN FORME DE DIALOGVE, Du Conseil... (1649) chez Noël (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi A_7_12. Référence RIM : M0_2952 ; cote locale : C_6_78. le 2014-07-22 17:15:41.

pour assouuir vne ambition qui ne sçauroit iamais estre assouuie.
Et apres cela, Messieurs, vous voudriez conclure
que les Princes doiuent auoir des Fauoris, veu qu’ils sont si
traistres & si parricides à leurs Souuerains, si tyrans à l’Estat,
& si funestes au Peuple. Dieu veut que les Princes soient sauuez, & veritablement
il n’est pas moins mort pour eux, que pour le reste des hommes.
Et comment se pourroit-il faire que cela fut, s’ils
estoient la cause de tous les crimes que leurs Fauoris exercent. De grace, dites

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Occurrence 4275. Anonyme. QVESTIONS EN FORME DE DIALOGVE, Du Conseil... (1649) chez Noël (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Avec permission. Voir aussi A_7_12. Référence RIM : M0_2952 ; cote locale : C_6_78. le 2014-07-22 17:15:41.

reste des hommes.
Et comment se pourroit-il faire que cela fut, s’ils
estoient la cause de tous les crimes que leurs Fauoris exercent. De grace, dites moy si ces Tyrans seroient en estat de
mettre en pratique, toutes les voleries qu’ils font sur le pauure peuple, s’ils n’estoient appuyez directement ou indirectement
de la faueur & de l’authorité du Prince. Et quand
mesme le Souuerain seroit si touché de l’Esprit de Dieu,
qu’il abhorreroit toutes leurs procedures ; cela ne suffiroit
pas pour les absoudre de

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Occurrence 4276. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

que leurs Ministres les trompent,
voulant faire passer dans leur esprit, pour vne querelle d’honneur,
vne querelle d’auarice, & leur propre conseruation pour celle
de l’authorité Royale, comme si l’indigne tracas des Finances, & la
liberté d’escorcher le peuple estoient vn des joyaux de la Couronne,
& que l’auguste blancheur de nos Lys consistast dans la plus noire pratique
& le plus insolent brigandage qui se commist jamais. Messieurs
du Parlement se pourroient bien aussi tromper dans le sujet de la querelle,
croyant

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Occurrence 4277. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

a esté trahy par ses plus proches confidents,
& que la Reyne & les Princes de Sainct Germain sont trahis par le
plus grand ennemy de l’Estat, en qui toutesfois ils ont le plus de confiance. Le Roy d’Angleterre n’auroit pas pery auec tous ces aduantages, si
le peuple de Londres n’eust secouru le Parlement d’vn zele & d’vn
courage extraordinaire, & que ie n’apperçois point dans nos Parisiens;
quoy qu’ils en ayent beaucoup plus de sujet & de besoin. L’on
n’a pas si-tost persuadé à ce peuple, que l’on veut

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Occurrence 4278. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

ces aduantages, si
le peuple de Londres n’eust secouru le Parlement d’vn zele & d’vn
courage extraordinaire, & que ie n’apperçois point dans nos Parisiens;
quoy qu’ils en ayent beaucoup plus de sujet & de besoin. L’on
n’a pas si-tost persuadé à ce peuple, que l’on veut introduire la mode
de France, pour vser de leurs termes, c’est à dire donner à des Ministres
insolens le pouuoir de tout faire & de tout rauir, que voila toute
la ville de Londres, non pas dans les pleintes, mais dans les menaces;
Ce n’est pas

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Occurrence 4279. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

donner à des Ministres
insolens le pouuoir de tout faire & de tout rauir, que voila toute
la ville de Londres, non pas dans les pleintes, mais dans les menaces;
Ce n’est pas le desespoir, où la misere porte les hommes, qui les
pousse dans cette extremité, puisque ce peuple joüissoit d’vne abondance
& d’vne liberté parfaite: La seule crainte du mal & l’exemple
de la France, dont ils entendent les gemissements, plus aigus que ceux
de la mer qui les separe de nous, les porte à cette violente precaution.
N’est-ce pas que la

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Occurrence 4280. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

maux nous y a endurcis, & qu’il
nous est arriué comme à ces vieux galeriens, qu’on ne sçauroit faire
sortir des galeres, à cause de l’habitude qu’ils y ont prise. Vne tyrannie
de quarante ans ne nous anime pas, & la seule image de nos maux
fait horreur au peuple de Londres. Le Parlement arme, il emprisonne,
il couppe des testes, & pour comble du malheur du party Royaliste,
les mauuais confidents du Roy le font sortir de Londres, afin de
rompre la chaisne qui l’vnissoit à son peuple, pour renuerser tout l’ordre
& la

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Occurrence 4281. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

la seule image de nos maux
fait horreur au peuple de Londres. Le Parlement arme, il emprisonne,
il couppe des testes, & pour comble du malheur du party Royaliste,
les mauuais confidents du Roy le font sortir de Londres, afin de
rompre la chaisne qui l’vnissoit à son peuple, pour renuerser tout l’ordre
& la felicité de l’Estat; Les Bourgeois de leur costé assistent le Parlement de tout leur pouuoir, ils gardent Westminster, qui est comme
nostre Palais, & les aduenuës de la Ville, où les femmes mesme trauaillent
à

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Occurrence 4282. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

Noblesse, qui ne peut souffrir l’insolence des
Fauoris, ny la tyrannie des mauuais Ministres, ne souffre pas aussi le
mespris & l’eneantissement des Monarques, ausquels ils ont vne pareille
dependance que les rayons au Soleil. Il y a vne telle distance entre
le peuple & le Souuerain, qu’ils ne peuuent s’entendre. Et la timidité
de l’vn & la grandeur de l’autre empeschent souuent des accommodements,
qui seroient faciles, s’il y auoit des Arbitres, qui eussent
quelque attachement aux deux Partis, Cela manquant au peuple

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Occurrence 4283. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

le peuple & le Souuerain, qu’ils ne peuuent s’entendre. Et la timidité
de l’vn & la grandeur de l’autre empeschent souuent des accommodements,
qui seroient faciles, s’il y auoit des Arbitres, qui eussent
quelque attachement aux deux Partis, Cela manquant au peuple de
Londres, il s’est porté à des extremitez, iusques à destruire vne ancienne
Monarchie, & condamner son Prince à vne eternelle prison.
Fairfax leur General detestant d’abord, ou du moins feignant de detester
cette iniustice, secoüe l’obeïssance du

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Occurrence 4284. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

lors qu’elles ont vne fois prostitué leur honneur; Et
le pis est, que la difficulté de se fier les vns aux autres, porte souuent
les affaires à des extremitez déplorables. Que les Princes de Sainct
Germain ne poussent pas donc, dans la necessité de se deffendre, vn
peuple si obeïssant à ses Roys, & si affectionné à leur Sang, vn peuple
qui ne s’est pas plaint d’vne oppression de trente ans, parce que son
Roy estoit en aage d’authoriser ses Ministres, qui l’empeschoit d’oüir
les gemissemẽts de ses sujets. Que Monseigneur le

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Occurrence 4285. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi C_9_6. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : A_8_29. le 2014-07-26 04:06:29.

est, que la difficulté de se fier les vns aux autres, porte souuent
les affaires à des extremitez déplorables. Que les Princes de Sainct
Germain ne poussent pas donc, dans la necessité de se deffendre, vn
peuple si obeïssant à ses Roys, & si affectionné à leur Sang, vn peuple
qui ne s’est pas plaint d’vne oppression de trente ans, parce que son
Roy estoit en aage d’authoriser ses Ministres, qui l’empeschoit d’oüir
les gemissemẽts de ses sujets. Que Monseigneur le Prince ne trempe pas
sa main dans le sang François, qui luy a aidé

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Occurrence 4286. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

que leurs Ministres les trompent,
voulant faire passer dans leur esprit, pour vne querelle d’honneur,
vne querelle d’auarice, & leur propre conseruation pour celle de
l’authorité Royale, comme si l’indigne tracas des Finances, & la liberté
d’escorcher le peuple estoient vn des joyaux de la Couronne, & que
l’auguste blancheur de nos Lys consistast dans la plus noire pratique & le
plus insolent brigandage qui se commist jamais. Messieurs du Parlement
se pourroient bien aussi tromper dans le sujet de la querelle, croyant

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Occurrence 4287. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

a esté trahy par ses plus proches confidents,
& que la Reyne & les Princes de Saint Germain sont trahis par le
plus grand ennemy de l’Estat, en qui toutesfois ils ont le plus de confiance. Le Roy d’Angleterre n’auroit pas pety auec tous ces aduantages, si
le peuple de Londres n’eust secouru le Parlement d’vn zele & d’vn
courage extraordinaire, & que ie n’apperçois point dans nos Parisiens ;
quoy qu’ils en ayent beaucoup plus de sujet & de besoin. L’on
n’a pas si-tost persuadé à ce peuple, que l’on veut

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Occurrence 4288. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

ces aduantages, si
le peuple de Londres n’eust secouru le Parlement d’vn zele & d’vn
courage extraordinaire, & que ie n’apperçois point dans nos Parisiens ;
quoy qu’ils en ayent beaucoup plus de sujet & de besoin. L’on
n’a pas si-tost persuadé à ce peuple, que l’on veut introduire la mode
de France, pour vser de leurs termes, c’est à dire donner à des Ministres
insolens le pouuoir de tout faire & de tout rauir, que voila toute
la ville de Londres, non pas dans les pleintes, mais dans les menaces ;
Ce n’est pas

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Occurrence 4289. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

donner à des Ministres
insolens le pouuoir de tout faire & de tout rauir, que voila toute
la ville de Londres, non pas dans les pleintes, mais dans les menaces ;
Ce n’est pas le desespoir, où la misere porte les hommes, qui les
pousse dans cette extremité, puisque ce peuple joüissoit d’vne abondance
& d’vne liberté parfaite : La seule crainte du mal & l’exemple
de la France, dont ils entendent les gemissements, plus aigus que ceux
de la mer qui les separe de nous, les porte à cette violente precaution.
N’est ce pas que la

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Occurrence 4290. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

maux nous y a endurcis, & qu’il
nous est arriué comme à ces vieux galeriens, qu’on ne sçauroit faire
sortir des galeres, à cause de l’habitude qu’ils y ont prise. Vne tyrannie
de quarante ans ne nous anime pas, & la seule image de nos maux
fait horreur au peuple de Londres. Le Parlement arme, il emprisonne,
il couppe des testes, & pour comble du malheur du party Royaliste,
les mauuais confidents du Roy le font sortir de Londres, afin de
rompre la chaisne qui l’vnissoit à son peuple, pour renuerser tout l’ordre
& la

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Occurrence 4291. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

la seule image de nos maux
fait horreur au peuple de Londres. Le Parlement arme, il emprisonne,
il couppe des testes, & pour comble du malheur du party Royaliste,
les mauuais confidents du Roy le font sortir de Londres, afin de
rompre la chaisne qui l’vnissoit à son peuple, pour renuerser tout l’ordre
& la felicité de l’Estat. Les Bourgeois de leur costé assistent le Parlement de tout leur pouuoir, ils gardent Westminster, qui est comme
nostre Palais, & les aduenuës de la Ville, où les femmes mesme trauaillent
à

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Occurrence 4292. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

Noblesse, qui ne peut souffrir l’insolence des
Fauoris, ny la tyrannie des mauuais Ministres, ne souffre pas aussi le
mespris & l’aneantissement des Monarques, ausquels ils ont vne pareille
dependance que les rayons au Soleil. Il y a vne telle distance entre
le peuple & le Souuerain, qu’ils ne peuuent s’entendre. Et la timidité
de l’vn & la grandeur de l’autre empeschent souuent des accommodements,
qui seroient faciles, s’il y auoit des Arbitres, qui eussent
quelque attachement aux deux Partis, Cela manquant au peuple

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Occurrence 4293. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

le peuple & le Souuerain, qu’ils ne peuuent s’entendre. Et la timidité
de l’vn & la grandeur de l’autre empeschent souuent des accommodements,
qui seroient faciles, s’il y auoit des Arbitres, qui eussent
quelque attachement aux deux Partis, Cela manquant au peuple de
Londres, il s’est porté à des extremitez, iusques à destruire vne ancienne
Monarchie, & condamner son Prince à vne erernelle prison.
Fairfax leur General detestant d’abord, ou du moins feignant de detester
cette iniustice, secoüe l’obeïssance du

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Occurrence 4294. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

lors qu’elles ont vne fois prostitué leur honneur ; Et
le pis est, que la difficulté de se fier les vns aux autres, porte souuent
les affaires à des extremitez déplorables. Que les Princes de Sainct
Germain ne poussent pas donc, dans la necessité de se deffendre, vn
peuple si obeïssant à ses Roys, & si affectionné à leur Sang, vn peuple
qui ne s’est pas plaint d’vne oppression de trente ans, parce que son
Roy estoit en aage d’authoriser ses Ministres, qui l’empeschoit d’oüir
les gemissemẽts de ses sujets. Que Monseigneur le

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Occurrence 4295. Anonyme. RAISONNEMENT SVR LES AFFAIRES PRESENTES,... (1649) chez Preuveray (François) à Paris , 7 pages. Langue : français. Voir aussi A_8_29. Référence RIM : M0_2970 ; cote locale : C_9_6. le 2014-07-26 04:08:00.

est, que la difficulté de se fier les vns aux autres, porte souuent
les affaires à des extremitez déplorables. Que les Princes de Sainct
Germain ne poussent pas donc, dans la necessité de se deffendre, vn
peuple si obeïssant à ses Roys, & si affectionné à leur Sang, vn peuple
qui ne s’est pas plaint d’vne oppression de trente ans, parce que son
Roy estoit en aage d’authoriser ses Ministres, qui l’empeschoit d’oüir
les gemissemẽts de ses sujets. Que Monseigneur le Prince ne trempe pas
sa main dans le sang François, qui luy a aidé

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Occurrence 4296. Anonyme. RAISONNEMENTS PARTICVLIERS DE MAZARIN. (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2972 ; cote locale : C_9_3. le 2014-07-26 04:10:02.

necessitent à la verité, mais qu’ils preparent
l’esprit au bien ou au mal, & qu’il n’y a que
nostre mauuais ou nostre bon naturel qui nous
les fait suiure.   On me reproche que ie possede des thresors
outre mesure, & que i’ay si bien fait que le peuple
est gueux & miserable, mais qu’est-ce que
les richesses du monde sinon vn chemin à la vertu,
ou bien vn penchant pour glisser au vice. Aton
iamais veu rien de plus riche que Salomon,
mais ses cõmoditez luy seruirent à le perdre sur
le declin de sa vie.

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Occurrence 4297. Anonyme. RAISONNEMENTS PARTICVLIERS DE MAZARIN. (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2972 ; cote locale : C_9_3. le 2014-07-26 04:10:02.

que la personne de ce Prince, & que l’œconomie
qu’on obseruoit dedans sa maison, Peut on blasmer
les grands de posseder les thresors, qui leur
appartiennent par droit de nature ? tant parce
que leur despense n’est iamais limitée, que d’autant
qu’vn peuple ne doit auoir iustement que
ce qui luy est necessaire pour le viure & le vestement,
n’estans pas obligés de paroistre comme
les grands qui ont pouuoir dessus eux. Les peules
ne sont que les instrumens des Roys & des
Princes, pour faire venir à eux toutes

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Occurrence 4298. Anonyme. RAISONNEMENTS PARTICVLIERS DE MAZARIN. (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2972 ; cote locale : C_9_3. le 2014-07-26 04:10:02.

ne leur laisse que ce qui leur est
necessaire. Ie sçay bien que ce n’est pas la coustume
en France, mais puisque l’occasion se presente
pourquoy ne me sera-il pas loisible de pescher
par tout à tort & à trauers, & d’appauurir
aussi bien les grands que le peuple, puis qu’vn
bien amassé vaut mieux que celuy qui est en la
bource de plusieurs. La conscience est inutile en
cela, puis que tout bien est commun, & qu’il n’y
a que l’industrie & la commodité de l’amasser &
de l’acquerir.  

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Occurrence 4299. Anonyme. RAISONNEMENTS PARTICVLIERS DE MAZARIN. (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2972 ; cote locale : C_9_3. le 2014-07-26 04:10:02.

mon affaire n’eut pas esté comme il faut, il est
ma seule targue & ma deffense la plus asseurée
que ie pouuois iamais auoir pendant cet orage,
la Reyne & tout le reste des Princes ne valloient
rien pour me parer en comparaison, car quoy que le peuple ait fait, il a tousiours tesmoigné
d’auoir de l’affection pour ce petit Prince, aussi
a t’on remarqué de tout temps qu’il n’y a iamais
eu de peuple sur toute la terre, qui ait aimé son
Roy dauantage, & qui l’ait respecté comme le
François, car

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Occurrence 4300. Anonyme. RAISONNEMENTS PARTICVLIERS DE MAZARIN. (1649) chez [s. n.] à [s. l.] , 12 pages. Langue : français. Référence RIM : M0_2972 ; cote locale : C_9_3. le 2014-07-26 04:10:02.

Reyne & tout le reste des Princes ne valloient
rien pour me parer en comparaison, car quoy que le peuple ait fait, il a tousiours tesmoigné
d’auoir de l’affection pour ce petit Prince, aussi
a t’on remarqué de tout temps qu’il n’y a iamais
eu de peuple sur toute la terre, qui ait aimé son
Roy dauantage, & qui l’ait respecté comme le
François, car bien qu’il ait tousiours affecté d’estre
libre, il a toutesfois aimé mieux souffrir, que
de murmurer en quelque façon que ce soit, &
ie iuge bien en

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